Résultats de l’étude de la dimension nourricière des jardins


Résultats de l’étude de la dimension nourricière des jardins.
(Téléchargez le rapport de 107 pages EN LIGNE gratuitement)
Quels sont les apports de la permaculture aux jardins urbains ?
Depuis longue date, l’association le Passe Jardins s’interroge sur la capacité nourricière des jardins collectifs comme levier potentiel au développement de l’autonomie alimentaire, et voit dans la permaculture un modèle pouvant relever ce défi.
En 2016 l’association a sollicité l’ensemble de la promotion d’étudiants en 2e année Master Socio-Anthropologies Appliquées au Développement Local (SADL) 2016 – 2017 qui ont accepté de mener à bien une enquête à ce sujet.
Vous pouvez télécharger ici (1) le résultat passionnant de ce travail qui montre bien la capacité nourricière des jardins collectifs lyonnais et reprend les grands thèmes autour de l’autonomie alimentaire.
Grand merci aux étudiants pour leur beau travail et à l’enseignante-chercheuse Béatrice Maurines et consultant Olivier Rochon pour leur soutien et suivi de l’enquête.
(1) – Lien de téléchargement du résultat de l’étude en PDF :
https://www.lepassejardins.fr/…/etude_de_la_dimension_nourr…
Voici un extrait de la conclusion : « Le jardin est une expérience, c’est-à-dire un processus d’apprentissage collectif et territorialisé. C’est à ce titre que nous nous sommes penchés sur la permaculture, en essayant de voir comment, au même titre que d’autres formes d’expérimentation, elle peut être mobilisée et appropriée par les jardinier-es. Globalement, nous avons vu que les jardinier-es ne la pratiquent pas en réponse à un besoin nourricier identifié. Autrement dit, la permaculture n’existe pas en ce qu’elle peut être associée à la production (quantifiable de fruits et de légumes), mais plutôt comme technique agricole, approche écologique, forme de développement de lien social, d’aménagement d’un espace, etc., qui participe au développement d’une dynamique collective plus générale. Les relations aux jardins ne sont pas forcément orientées vers la productivité (quête d’un résultat), mais la production d’un faire ensemble, où ce sont les relations qui importent plus que le résultat du temps passé au jardin. On peut venir au jardin pas tant pour obtenir quelque chose de la terre, que pour faire quelque chose avec les autres via la médiation du jardinage. Comme le montre J. Zask (2011), cultiver ce n’est pas seulement viser la productivité ni les actes de jardinages, c’est aussi dialoguer, anticiper, partager pour faire ensemble. »
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« Au final, nous avons vu que les multiples dimensions au jardin (sociale, écologique, nourricière) ne peuvent jamais se suffire à elles-mêmes ni devenir leur propre finalité, mais participent toujours au « vivre ensemble ». Dès lors, la question serait plutôt celle de faire de la résilience alimentaire un objectif commun tout en valorisant les pratiques de lien social. Une question qui pourrait se formuler ainsi : comment les interactions sociales au jardin peuvent-elles contribuer à faire des jardins un espace urbain nourricier ? Il pourrait être intéressant pour ce faire de créer des arènes de participation, de concertation, de partages de savoir-faire et savoir-être qui puissent inclure les jardinier-es dans cette discussion relative à l’alimentation durable et au développement de l’autonomie alimentaire en contexte urbain ».
https://www.lepassejardins.fr/etude-de-la-dimension-nourric…
« Partager pour faire ensemble » c’est aussi un levier intéressant pour se mettre en route sur la voie de l’autonomie alimentaire, ne trouvez-vous pas ?
On en parle au sein du Labo de l’Autonomie Alimentaire :
https://www.facebook.com/groups/1430320577019594/